Un tabouret et une injection


Voici ma marchette :

walkstool

Hein? C’est pas une marchette, ça!
Eh non!

C’est qu’en discutant avec des amies, deux choses ont fini par ressortir :
– Ce dont j’ai besoin, ce n’est pas une aide à la marche. C’est un endroit où m’assoir.
La marchette, c’est pas idéal pour moi avec mes articulations pourries dans les bras. Par exemple, je fais quoi quand j’ai une épaule disloquée? Je ne peux pas pousser une chaise roulante ni utiliser de béquilles… j’ai de la difficulté à traîner ma canne et je ne le fais que pour contrer les préjugés… mais je pousserais une marchette?

Et puis, si c’est vrai qu’une marchette peut être facilement entrée et sortie de la voiture et passer les obstacles, même les escaliers… c’est quand même pas rien. Si je me sens faible, je devrai demander de l’aide, pour monter 3-4 marches.

Ces amies m’ont parlé du tabouret pliable, aux pattes réglables, qu’on vend pour ceux qui font de la randonnée ou de l’escalade, tout petit-petit et léger.

Intéressant, ça!
J’ai été voir.
J’ai vite constaté qu’il n’y avait pas de monde idéal (quel choc, n’est-ce pas?).
Ces mini-tabourets hyper-légers… m’obligeraient à m’assoir au ras du sol, sur le bout d’une fesse. Aussi bien m’assoir sur le sol.

Par contre, j’ai trouvé ce tabouret-ci. Il est fait par la compagnie “Walkstool”. Il y a plusieurs modèles, plusieurs hauteurs. Les évaluations d’acheteurs sont très flatteuses. Et comme il est fabriqué en Suède : très durable et solide, aussi. Une chance, parce qu’il est cher. Plus de 100$!

J’ai mesuré : le modèle le plus court sur patte est haut comme une chaise de cuisine. Le modèle le plus haut, comme le tabouret le plus haut que j’ai. C’est trop haut, car je dois alors appuyer mes pieds sur le barreau (et le tabouret pliant n’en a pas). Je ne trouve pas cela si confortable.
Par contre, un tabouret de 65cm de haut (ou 26″), c’est idéal. Je serai presque à hauteur des gens debout, donc dans une foule, à un événement extérieur par exemple, je devrais voir quelque chose. Je n’aurai pas de difficulté à me relever. Mes genoux ne seront pas trop pliés, non plus.

Une fois plié, le tabouret pèse moins de 2lbs et sera assez petit pour se glisser dans mon (gros) sac à main, en dépassant un peu. Ou je pourrai me le glisser sur l’épaule.
Je n’ai jamais aimé apporter une chaise pliante avec moi, parce que ça prend beaucoup d’espace, que c’est lourd à traîner… et qu’on est assis trop bas. Souvent je me suis dit “tant qu’à ne rien voir, je n’irai pas”.

Avec ce tabouret, ce sera bien différent! Je serai assise plus confortablement et même plus haut qu’avec une marchette!
Et ça prend moins d’espace, en transport, que la chaise pliante, parce que les pattes sont téléscopiques et qu’il n’y a ni dossier ni appuie-bras.
Je suis très encouragée!

 

Une injection?
Quand j’ai vu mon physiatre l’été dernier, il m’a prescrit une injection (aussi appelée une infiltration) pour soulager ma costochondrite.
Ne pouvant pas prendre d’anti-inflammatoires, à part le repos, la seule chose qui pouvait soulager l’inflammation était d’injecter de la médication directement à la source du problème.

…ça a pris environ 7 mois avant que l’on m’appelle pour mon rendez-vous.
Je n’avais plus de douleur, alors malgré la crainte de regretter, j’ai dit “non merci”. Je n’allais pas me faire injecter de la médication pour rien, quand même!

La secrétaire m’a cependant plutôt donné un nouveau rendez-vous, fin juin… en me disant que je pourrais l’annuler si je n’avais toujours pas mal… et de rappeler si la douleur revenait.
…la douleur, comme vous le savez, est revenue.

J’ai donc rappelé, et on m’a donné un rendez-vous deux semaines plus tard.
Quel mystère… attendre NEUF MOIS pour un premier rendez-vous… mais réussir à en obtenir un en moins de 15 jours par la suite?! Quel beau système, vraiment.

Parce que, la douleur a beau être de retour, ce n’est rien en comparaison à ce que c’était y a 9 mois.
Il y a 9 mois, j’étais alitée, respirais difficilement, devais prendre un combo de relaxant musculaire et d’anti-douleur (et le relaxant musculaire a contribué à la dislocation de mon épaule…). Présentement, la douleur est beaucoup moins forte et ne m’empêche pas de fonctionner. Même pas assez forte pour prendre de la médication. C’est plutôt que je sais que je dois me reposer pour ne pas que ça reprenne de l’ampleur et qu’à certains moments la respiration est douloureuse!

J’ai donc été à mon rendez-vous jeudi dernier.
Le médecin a fait ce qu’on appelle une échographie ostéo-articulaire pour bien situer l’endroit à injecter. En me tâtant pour déterminer OÙ j’avais mal. Il n’a pas vu de signe d’inflammation à l’écho, ce qui ne signifiait pas que je n’avais rien, mais obligeait à se fier à moi pour décider où injecter.
Le médecin me dit “ta référence mentionne les côtes 3-4-5, mais tu me dis avoir mal plutôt à la 2e côte… ah ces médecins, ils sont souvent perdus”. Je lui ai fait remarquer que ça faisait 9 mois et que j’avais eu une période sans douleur… que c’était possiblement même pas la même inflammation!

J’espère que c’est pas un de ces moments où j’interprète mal les signaux de mon corps et que l’irradiation de la douleur ne m’ont pas fait dire “j’ai mal là” alors que la source est ailleurs. C’est plaisant, quand un médecin t’écoute… mais je ne voudrais pas qu’on ait injecté à un endroit… pour rien.

Ça me faisait mal à un endroit en particulier à la palpation, alors ça ne devait pas être un “mauvais” endroit. Cependant je réalise que j’ai mal plus bas AUSSI… plus, même. Mais j’ai aussi mal du côté gauche, et toujours cette douleur aux côtes flottantes droites (enfin, une en particulier). Au cartilage entre la côte et le sternum, devrais-je dire. Comme toute bonne costochondrite qui se respecte, quoi.

C’est donc pas impossible que l’injection ait été à UN des bons endroits. J’aurais dû insister pour qu’on vérifie AUSSI la région des côtes 3-4-5 droite. Mais sur le coup je ne pensais vraiment pas en avoir besoin, car la douleur je la ressens seulement plus haut. Et malheureusement, même si j’avais demandé, il n’aurait rien fait pour les 2 autres endroits (gauche et plus bas), car la prescription n’en parlait pas.

Je vais finir par revoir mon physiatre (on devait me rappeler pour la fin janvier…), je lui en parlerai à ce moment-là.

Une fois le site source de douleur établi, le médecin a fait une petite marque, m’a barbouillé d’antiseptique, l’infirmière lui a donné la seringue, et il a piqué, tout en continuant de vérifier avec le machin d’échographie. Aiguille à demi-rentrée, il regardait son écran, piquait… retirait à moitié l’aiguille, la secouait un peu, changeait d’angle, repiquait… il a piqué comme ça à environ 4-5 endroits, pendant que je me concentrais pour ne pas bouger et respirer dou-ce-ment.

On ne peut pas garder son souffle, parce que ça dure un bon deux minutes. Deux minutes à se faire piquer entre les côtes, dans le cartilage et les ligaments.
OUCH. Pas super sympa.
C’est quand il a piqué que j’ai eu la confirmation qu’il était au bon endroit (du moins, à UN des bons endroits), parce que c’était une douleur identique, et que ça irradiait jusqu’à l’épaule de la même façon que pendant les crises…

Par contre, ça ne dure pas. Dès l’aiguille enlevée, la douleur s’en va aussi.

Tout ensemble, préparation, attente du médecin, nettoyage d’antiseptique, ça a pris une quinzaine de minutes…

Quelques heures après, je sentais une douleur sourde dans la région de l’injection, comme une pression… mais sans plus. J’ai déjà vu tellement pire.
D’ailleurs, une injection à cet endroit, avec une petite aiguille et un tout petit peu de médicament, c’est tellement rien en comparaison à une injection de Synvisc dans un genou, avec une méga-aiguille et beaucoup de liquide… ou à une injection de liquide contrastant pour une radiographie, dans une articulation comme le poignet.

Dès la fin de la soirée, la douleur (de l’injection) était disparue.

Le médecin a dit que ça prend de 3 à 4 jours avant de voir un effet… s’il y en a un. Car il a bien insisté sur le fait que c’était loin d’être garanti. Et que l’effet disparaissait après quelques semaines ou quelques mois, et que la douleur risque donc de revenir. Mais c’était pareil pour mon injection après mon entorse lombaire, il y a une dizaine d’années… et ce n’est pas revenu.

Vu que j’ai le syndrome d’Ehlers-Danlos, je calcule le double de temps, donc d’ici une semaine je m’attends à voir… ou pas… un résultat.

Si je vois un résultat, ce sera vraiment plus important de discuter des autres sites de costochondrite avec le physiatre! Sinon… bof.

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