Un automne occupé médicalement


Ça doit bien faire 6 mois que je me dis (et que vous dis) que, bientôt, je vais pouvoir écrire régulièrement de nouveau, et que je m’excuse de ne pas pouvoir le faire.

Il y a eu le déménagement… puis les contrecoups d’avoir “trop profité” de quelques belles semaines d’énergie dans mon nouvel environnement (tout en continuant de m’installer!)… et depuis la première semaine de septembre, les rénovations. Qui ne sont pas encore terminées.

On en est à la dernière journée, probablement. Eh oui, ce sera terminé “pour vrai”.  Même la voirie nous a quitté, avec un trottoir et une rue tous neufs, et sont assez loin dans la rue d’à côté qu’on n’entend plus leur bruit infernal.
Cependant, après les professionnels, c’est à notre tour d’entrer en scène.
Des meubles à assembler, des poignées d’armoire à poser, des tablettes à installer au mur, plusieurs achats à faire, beaucoup, beaucoup de nettoyage à faire partout (et jusque dans les étagères déjà placées cet été!), puis enfin défaire les boîtes et valises. Mine de rien, ça va faire plus de 5 mois que je vis dans les boîtes et les valises!
Puisque j’ai beaucoup de symptômes ces temps-ci, et que nous avons tous autre chose à faire de nos journées, ça n’avancera pas très rapidement.
Mais je ne m’énerve pas avec ça. Au moins, chaque jour ça avance un peu plus.

Voici un petit aperçu de ma cuisine présentement…

cuisine mi-novembre

…mais ça s’en vient!

Je vais tenter de diviser cela en plusieurs petits articles et de vous les poster dans les semaines à venir…
Mais en résumé, depuis le mois d’août, j’ai eu :

  • une échographie du pied avec mon physiatre, et une blessure à ce même pied…
  • j’ai vu mon endocrinologue…
  • acheté une montre intelligente pour avoir mon pouls en tout temps (et, en prime, avoir une image de la qualité de mon sommeil)…
  • j’ai commencé un médicament pour le coeur…
  • j’ai eu une double injection de Synvisc aux genoux…
  • vu un cardiologue…
  • eu une double infiltration pour mes costochondrite (dont j’ai encore l’hématome, trois semaines plus tard!)…
  • je me suis trouvé un nouveau médecin de famille, que j’ai déjà rencontré…
  • j’ai développé une nouvelle costochondrite…
  • et j’ai eu mon vaccin anti-grippal. OUF.

On l’a déjà dit, mais je le constate et le répète : être malade, c’est un vrai travail!

Sans plus attendre, commençons par le pied :

Il y a presque exactement un an, j’ai découvert une bonne bosse sous mon pied gauche. J’ai vu une podiatre, qui a supposé une rupture ligamentaire de la plaque plantaire, et d’après elle le tissu cicatriciel ainsi formé donnait cette bosse. Mais pour être bien certaine elle voulait que j’aie une échographie. Elle m’avait aussi prescrit des orthèses plantaires, disant surtout que sans celles-ci, je me re-blesserais au pied de la même façon, rien qu’à marcher, puisque mon hyperlaxité créait un défaut dans le support de mon pied.
J’ai payé cher pour les orthèses… qui me font mal. Pas tant en elles-mêmes… mais parce que maintenant, tous mes souliers sont bien trop serrés. Même en enlevant les semelles originales (quand on peut!). Il faudrait donc que je m’achète de nouveaux souliers rien que pour accomoder les orthèses. Comme si ça ne m’avait pas déjà coûté assez cher. Et au bout du compte, ces semelles me font bien souvent plus mal au fond de mes chaussures que les semelles originales. Je choisis mes souliers, surtout des souliers de course, pour leur confort, après tout! J’avais cependant peur de me re-blesser, comme prédit… jusqu’à ce que je porte, le mois dernier, une paire de souliers acheté en ligne l’automne dernier… Après plusieurs semaines de repos depuis la fin de l’été, la bosse était disparue, tout comme la douleur. Je portais ces souliers pour la première fois depuis l’automne dernier, j’ai à peine marché avec, et BAM!, la douleur est revenue! C’était causé par ces fichus souliers, pas mes propres pieds. Bon, bien sûr, une personne normale ne se serait pas blessée comme ça, mais on s’entend que dans mes autres souliers, je ne me blesse pas.
Je ne fais sûrement pas le choix sage, mais je préfère, pour l’instant du moins, choisir de porter des chaussures qui me plaisent et dans lesquelles je suis confortable, que de porter ces orthèses. Je changerai peut-être d’idée plus tard.

Ça aura donc pris près d’un an, entre la blessure et le rendez-vous à l’hôpital pour l’échographie plantaire. C’était mon physiatre qui me la faisait.
À ce moment, début août, la bosse était déjà presque disparue, malgré le fait que je portais des sandales par moment, et des chaussures “non-appropriées” (les Converse sont mes favoris!) et pas mes orthèses, depuis des mois… incluant pour le déménagement!
Mon physiatre a tout de même fait l’examen.
Son verdict : pas de déchirure. Pas d’accumulation d’eau. Une petite blessure, certainement, depuis longtemps guérie… et qui aura créé une accumulation de graisses, qui était donc en train de se résorber. Seuls le repos et l’orthèse pourraient la faire disparaître et l’empêcher de réapparaître. Rien de grave, surtout.

À la fin de la rencontre il m’a demandé si on se revoyait bientôt à sa clinique (où je le vois d’habitude). J’ai dit que j’attendais toujours l’appel de la clinique pour mon injection aux genoux… il m’a alors dit qu’il croyait que j’attendrais plus longtemps, vu le coût (sachant ma réalité financière). J’ai dit que c’était cher pour nous, mais que la douleur commençait à revenir, alors on ne pouvait plus trop attendre. Déjà, la recommandation est d’une injection aux 6 mois pour maintenir les bienfaits… j’en suis aux 18 mois, environ… Alors il m’a dit qu’il s’arrangerait pour qu’on m’appelle bientôt. Et, en effet, j’ai eu mon appel quelques semaines plus tard, pour un r.v. à la mi-octobre (oui oui, c’était “rapide”…).

En marchant, au retour de l’hôpital, ce jour-là… j’ai fait un pas bizarre, je sais pas trop… mais soudainement j’ai eu très mal sur le dessus du pied droit, de la difficulté à marcher… c’était comme si l’os du dessus du pied était “pas à sa place”. Placez une vis dans votre soulier avant de le lacer, sur le dessus de votre pied… et vous aurez peut-être une petite idée du feeling (c’est si difficile à décrire!).
Rendue à la maison j’ai regardé ça… un peu enflé, sans plus. Au toucher je sentais que c’était différent du pied gauche… probablement une autre subluxation, à un nouvel endroit… ces petits os du pied, si fragiles, si nombreux… tant de ligaments qui peuvent foutre le camp là où ils ne devraient pas.
J’ai massé, malaxé, tentant de replacer ce qui ne semblait pas en place… et puis ça a fait ce “snap, crac, pop” qu’on connaît bien quand on a le syndrome d’Ehlers-Danlos, et soudainement, les mouvements du pied étaient revenus normaux.
La douleur est cependant restée. Encore maintenant, 3 mois plus tard, si je marche ou reste debout sur une longue période, ça se réveille. Mais chaque mois c’est mieux.

J’ai trouvé ça pas mal ironique de me blesser à l’autre pied en sortant d’un rendez-vous avec le physiatre.

 

Écrit en écoutant ma musique en mode aléatoire, et présentement c’est une de mes favorites de Paul McCartney : A Great Day.

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